Projet de budget 2013 : Les 13 chiffres qui dérangent…

  • 1.292.900.000 EUR : déficit de l’Administration centrale prévu pour 2013.
  • 504.900.000 EUR : sous-estimation du déficit de l’Etat 2012 (différence entre résultat prévisionnel 2012 et budget voté 2012). Soit une sous-estimation de 44,2%.
  • 11.866.400.000 EUR : niveau de la dette publique 2013 (maximum autorisé), soit 22.700 EUR par habitant.
  • +124.700.000 EUR : augmentation de la rubrique « rémunération des salariés » dans l’Administration centrale par rapport au budget 2012. Soit une progression de 4,6%.
  • +47.100.000 EUR : augmentation des dépenses de fonctionnement (consommation intermédiaire) par rapport au budget 2012, ce qui représente une hausse de 4,7%.
  • +92.300.000 EUR : augmentation des dépenses du fonds pour l’emploi, suite à la hausse importante du chômage au Luxembourg.
  • 3 : nombre de lycées qui pourraient être financés à travers la charge des intérêts de la dette publique (217.000.000 EUR). Si les taux d’intérêts augmentaient d’un demi-pourcent, la charge d’intérêt augmenterait d’un montant équivalent au coût d’un lycée supplémentaire.
  • 26,2% : taux d’endettement public probable en fin d’exercice 2013.
  • +3,5% : augmentation des dépenses par rapport au budget 2012, soit plus du double de la croissance économique espérée pour 2013.
  • +11,7% : augmentation des dépenses par rapport au compte 2011.
  • 1,5% : part des dépenses totales affectée au paiement des intérêts de la dette publique.
  • -44,8% : détérioration de l’excédent de la sécurité sociale entre 2008 et 2013.
  • +141% : augmentation totale des dépenses de l’Etat entre 2000 et 2013, les recettes ayant progressé de 98,5%.

8 thoughts on “Projet de budget 2013 : Les 13 chiffres qui dérangent…

  1. Pingback: Hypothéquer l’avenir « Fisec's Weblog

  2. J’ai pu voir passer une partie de ces chiffres dans la presse mais la mise en perspective est loin d’être inutile ! Merci pour cette restitution.

  3. Je ne peux m’empêcher de penser que l’Etat et le Gouvernement sont actuellement plus préoccupés par “leurs” problèmes que par ceux du pays. La pression sur les PME en matière de collecte d’impôts et de charges sociales a aujourd’hui largement dépassé le cap de l’admissible et du supportable.

    A la fin on pourra alors dire: ” L’Opération est réussie, mais le patient est mort.”

  4. Merci pour cette publication de chiffres. Le citoyen doit pouvoir se faire ses propres remarques aprés cette lecture.
    Et quelle serait la conclusion: notre pays va perdre son libre arbitre s’il perd la capacité de gestion de son budget. Il va falloir se serrer la ceinture. Le probleme c’est que les ménages ont un taux d’endettement très élevé, un des plus élevè d’Europe. L’état s’endette pour maintenir les points de croissance.
    Il semble que ce modèle a déjà était essayé. Tant que la croissance est là, cela s’équilibre, pas de croissance: regarder nos voisins du sud. Le premier indice : baisse des transactions immobilières, crispation économique, avant …..

  5. Pingback: Projet de budget 2013 : Les amendements qui n’arrangent rien… | Carlo Thelen Blog

  6. Cher Monsieur Thelen,
    Ces chiffres pris dans l’absolue demandent à ce qu’on les appuie de perspectives économiques réelles. Je ne suis pas partie prenante. Je lis parfois vos commentaires. Et vous y mettez souvent beaucoup de sincérité. Toutefois ceux d’aujourd’hui me dérangent quelque peut parce qu’il reflètent une forme de catastrophisme manipulatoire que vous ne montez pas habituellement. Et qui doivent donc être commentés.

    • Le déficit de l’Administration centrale pour 2013 s’appuie sur un certain nombre de mesures de relance, que très peu d’Etats ont eu le courage d’instaurer en dehors du Luxembourg. Ces mesures sont susceptibles de faire entrer près de 200 millions d’€ de nouvelles recettes fiscales.

    • La sous-estimation vient de la baisse des rentrées fiscales dues essentiellement à l’écart entre les prévisions de la croissance européenne revues à la baisse. Je serais plus critique de connaître les mesures de relance que ces sommes ont permises, plutôt qu’émettre une critique pour un montant qui en soit est brut, c’est à dire qu’il ne tient compte que d’un seul sens du flux financier. Et vis à vis duquel, pour garder toute honnêteté devraient être rapprochées les rentrées fiscales que ces sommes ont permises.

    • Vous parlez de la dette public par habitant. Pour un Etat vous savez que ce n’est pas pertinent de l’analyser ainsi. Puisque celui-ci n’étant pas mortel, comme une entreprise ou un ménage, cette dette est réempruntée annuellement. Ce sont donc les intérêts de cette dette qui forment le vrai déficit. C’est à dire environ 250.000.000 €, ce qui n’est pas pareil. Il s’agit de 480 € par habitant.

    • Le taux d’endettement public, indépendamment des mesures prises pour relancer l’économie est un faux problème. Si l’Etat s’endette de 26,2%, pour retrouver une croissance supplémentaire de 1% c’est 453.000.000 € de croissance et donc 136.000.000 € de recettes fiscales, supplémentaires. Pour un endettement dont les intérêts représentent 450.000.000 € annuels. Soit 30% des intérêts de la dette, payés avec 1% de croissance supplémentaire. C’est positif.

    • 3,5% d’augmentation des dépenses par rapport au budget 2012 dites-vous. Si ces 3,5% permettent une relance économique c’est formidable. Une nouvelle fois ce chiffre cité dans l’absolue ne signifie rien, si vous ne le rapprochez pas de l’utilisation qu’en feront les décisions prises par le gouvernement pour assurer un retour à une croissance du PIB qui permettra des rentrées fiscales qui assureront le paiement des intérêts de la dette.

    Ce qui est critiquable, c’est d’emprunter des sommes colossales pour régler avec ces emprunts les intérêts des dettes passées. Si cette situation continuait, la faillite serait au bout du chemin.

    Ce qui est critiquable, c’est que L’Etat emprunte à des taux prohibitifs de l’argent que le gouvernement devrait imprimer et injecter, sans aucun intérêt, dans l’économie. En faisant trimestriellement un audit de la quantité d’argent en circulation pour maitriser toute inflation possible.

    Ce qui est critiquable, c’est que l’injection de capitaux aussi importants que ceux que vous citez, ne servent pas en priorité à relancer la croissance par des injections de capitaux dans l’économie réelle, en opposition à celle virtuelle qui doit être essentiellement celle des institutions financières privées.

    Pour tout le reste les chiffres tels que vous les présentez ne dérangent en rien une gestion efficace de la part du gouvernement.

    Cordialement.

    JM

  7. Mieux revoir l’index sur les grandes salaires…de toute facon les personnes qui gagnent plus qu’un simple salarié (3000 brut!!!) se debruillent aussi bien SANS l’index…Quand aux autres…laissez-leur la joie d’avoir les 50 € par index…
    Nous avons du mal à arriver à la fin du mois, avec un seul enfant meme.
    J’ai peur qu’on arrive comme en Italie, ou’ les gens se tuent puis’que ils n’arrivent plus a payer les factures et le manger….

  8. 1,5% du budget total affecté au paiement des seuls intérêts de la dette est raisonnable.

    En revanche tout la mascarade autour des 1001 assiettes et taux qu’on élargit par ci ou qu’on augmente par là sont pure mesquinerie. Il serait bien plus utile d’ôter tout impôts directs (personnes physiques et morales) et de mettre une TVA à 25%.

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