Les convictions d’hier mises à l’épreuve

L’année 2016 est sur le point de s’éclipser et ce fut une année intéressante à bien des égards. Je souhaite dans ces lignes tenter de capter un « sentiment » général, voire un malaise profond qui s’est sans doute renforcé en 2016 et qui va encore nous accompagner en 2017 et au-delà. Et du fait de l’ouverture du Luxembourg, tout bouleversement international se répercute, tôt ou tard, dans la « socio-économie » grand-ducale.

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« Fin » & « tech » – L’union fera la force de l’industrie au Luxembourg (3/3)

Après avoir analysé le chemin vers le mariage entre la finance et les technologies ainsi que les caractéristiques fondamentales des fintechs, je souhaiterais consacrer le dernier blog de cette série à la situation des fintechs au Luxembourg. Pas pour des raisons de FOMO [1], mais parce que je suis convaincu que le Grand-Duché est un hôte d’excellence pour ces activités en développement.

A l’heure actuelle, nous comptons au Luxembourg entre 80 et 150 de ces acteurs de la finance, à la fois bénis et craints, le nombre variant en fonction de la définition des activités et du périmètre retenu. Si l’on considère uniquement les entreprises IT dont la vocation première est de développer des solutions pour le secteur financier, nous arrivons à environ 80 acteurs fintechs. En tenant également compte des sociétés qui  fournissent entre autres des services informatiques à la Place alors que leur activité principale est l’IT per se, le chiffre revient à 150. Le marché est encore très loin d’avoir atteint la limite de saturation au Luxembourg. Mais qu’en est-il de son potentiel ? Quelles sont les opportunités ?

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« Fin » & « tech » – une révolution culturelle dans la finance (2/3)

Information is power, data is the new oil – très en vogue, ces types de lapalissades s’amplifient pour changer (pour toujours ?) la culture du monde de la finance. Animées par la réglementation plus stricte des marchés financiers et par le déploiement de l’intelligence artificielle qui – à travers les algorithmes de plus en plus puissants –  les fintech ont en effet pris un véritable envol ces dernières années. Entre 2010 et 2015, plus de 50 milliards de dollars ont été investis dans 2.500 entreprises. Près de la moitié de ces investissements a été réalisée sur la seule année 2015, ce qui représente une progression de 75% par rapport à l’année précédente[1].

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« Fin » & « tech » – un mariage qui promet ! (1/3)

Le monde entier en parle. Surutilisé, je dirais presque galvaudé, ce nouveau concept a inondé les journaux, les conférences, les débats sur la future orientation du secteur financier, voire de l’économie. Composée des termes « finance » et « technologie »,  l’expression  « fintech » désigne l’ensemble des nouvelles technologies de pointe qui modifient la chaîne de valeur dans les services financiers. Continue reading

Les dossiers de la rentrée : on prend les mêmes et on recommence…

Cette trêve estivale est bienvenue : après une première moitié 2016 très (trop ?) mouvementée, la seconde partie devrait être tout aussi animée. La complexité et l’envergure de plusieurs dossiers font que ceux-ci nous suivront encore des mois, voire des années. Je compte en citer trois plus particulièrement dans ce post, en l’occurrence 1. le Brexit et le positionnement du Luxembourg à son égard, 2. la réforme fiscale avec ses implications sur les finances publiques et 3. la course aux talents pour développer nos niches de compétences dans l’ère digitale, ces trois sujets étant par ailleurs directement ou indirectement liés. Continue reading

Brexit – Entering uncharted territory !

All eyes are on Britain. The burgeoning OUT claims by Eurosceptic backbenchers or politicians pursuing “hidden agendas” have not only fed the looming threat of EU fragmentation, they have also been sapping investors’ confidence and led them to postpone their strategic decisions over the past few months. I am neither going to comment on the likelihood of a Brexit, nor will I try to quantify its impact on the Luxembourg economy – which is impossible anyways, due to the multifaceted links between our two countries and because we simply don’t know how the trade relationships between the EU and the UK would look like post-Brexit. Continue reading

Grex-it, Schengx-it, Brex-it, stop-it!

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait »[1].

Qui aurait pensé il y a 66 ans que ces mots de Robert Schuman allaient retrouver leur bien-fondé de nos jours? Plutôt que de se faire, l’Europe semble se défaire : croissance anémique, tensions politiques, vociférations populistes, craintes parfois irrationnelles de l’immigration, mosaïque de décisions commerciales unilatérales. Une combinaison parfaitement toxique. Solidarité, vous dites ? Un amour refroidi l’on dirait. Continue reading

Nouvel objectif : déficit budgétaire ?

En chargeant la barque avec une réforme fiscale pro-cyclique, le Gouvernement a privilégié à l’objectif initial de consolidation un objectif de redistribution « tous azimuts », au demeurant encore trop peu ciblé vers les personnes réellement en détresse sociale. Le « Zukunftspak » est devenu à l’occasion du budget 2016 un « Zukunftspäckchen », avant de se muer en « Emverdeelungspak », au prix fort de l’abandon potentiel de l’assainissement des finances publiques. Le dernier avis budgétaire de la Chambre de Commerce avait été intitulé : « Le relâchement budgétaire, une menace pour le modèle luxembourgeois ? ». Nous y sommes… Espérons que la conjoncture demeure clémente ! Continue reading

Terrorisme: quel impact sur l’activité socio-économique?

« Le terrorisme est de retour »… Il ne s’agit certes pas d’un phénomène réellement nouveau: il suffit de penser aux Brigades rouges ou encore à la Fraction Armée Rouge, pour ne mentionner que deux exemples passés. Le mot « terrorisme » a d’ailleurs été utilisé dès le 18e siècle, pour dépeindre la « Terreur » semée par Robespierre et son Comité de salut public durant la Révolution française.

Nous assistons cependant à un rebond du phénomène terroriste, de surcroît sous une forme radicale. Divers facteurs (économiques, sociaux, géopolitiques, etc.) peuvent être à l’origine de cette résurgence, mais toute forme de terrorisme est rigoureusement inexcusable.

On ne saurait trop insister sur l’indicible horreur liée à ces attaques terroristes, sur la destruction de précieuses vies humaines et sur les tragédies associées. Dans ce post, je souhaite aborder l’impact socio-économique du terrorisme, donc porter un regard plus « matérialiste »  sur le terrorisme.

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